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L'Orchestre Métropolitain dirigé par Benoit Fromanger : une expérience musicale transcendante

« C'est dans une ambiance plus que conviviale que Bizet, Ibert et Chausson nous ont été interprété à la salle Sylvain Lelièvre du collège de Maisonneuve vendredi dernier. L'Orchestre Métropolitain et le chef invité Benoît Fromanger, ont su captiver le public d'entrée de jeu, avec un son unique qui revisite ces trois compositeurs modernes. Ce qui distingue l'Orchestre Métropolitain, c'est cette impression que nous sommes liés à lui l'espace d'un concert. C'est la chaleur avec laquelle le chef nous parle des compositeurs, et sa complicité évidente avec les musiciens
C'est un final à l'apogée exceptionnelle à nous en remplir le coeur et l'âme.
Fromanger a l'art de transmettre la musique d'orchestre moderne et d'en faire tomber amoureux quiconque y prêtera oreille.»

Roxanne Gadoua
Montréal express ,le 18 Janvier 2011


« Il a le geste précis, un regard cinglant et une empathie évidente avec les musiciens. Benoît Fromanger est un chef étonnant, capable comme personne de mobiliser ses troupes et de leur faire donner le meilleur d'eux-mêmes. On devine, à le voir, qu'il a travaillé sous la conduite des plus grands : Kleiber, Maazel, Bernstein, Haitink, Barenboïm, Muti, Mehta … Fromanger a entamé une seconde partie de carrière de manière fulgurante; nous étions heureux et fier de vivre cela avec lui. A star is born, c'est certain! »

Philip de la Croix
Directeur de Mezzo TV, Directeur de la saison de concerts Prima La Musica !


Interview
Benoît Fromanger - De la flûte à la baguette

Le flûtiste Benoît Fromanger se lance dans la carrière de chef d'orchestre. Il nous dit le pourquoi de cette nouvelle passion.

« Aujourd'hui, je mène une carrière de soliste invité et d'enseignant à l'Académie de musique de Berlin. Pendant dix ans, j'ai été soliste à l'Opéra de Paris, puis onze ans d'affilée à l'Orchestre symphonique de la Radio de Bavière. J'ai donc rencontré beaucoup de chefs d'orchestre. Diriger une formation, c'est une autre manière de partager la musique et d'exprimer un message musical. Il s'agit d'une nouvelle expérience qui ne me fera certainement pas renoncer à mon instrument.

Comment concilier ces deux activités d'instrumentiste et de chef?
Il est clair que je ne veux pas faire comme d'autres solistes qui, arrivés à un certain âge, se sont mis „vaguement“ à diriger … Si l'on m'avait dit, il y a quatre ans, que je débuterais une carrière de chef d'orchestre, j'en aurais été le premier surpris ! J'ai ressenti le besoin de cette activité au plus profond de moi-même. J'estime avoir acquis une expérience, un savoir que je peux transmettre. Et puis, je connais l'orchestre de „l'intérieur“, la capacité de réaction des musiciens … Le fait d'avoir vu diriger les plus grands chefs, comme Bernstein et Kleiber, de recueillir aujourd'hui les conseils à Berlin du professeur Rolf Reuter, qui fut notamment directeur général de la musique à Leipzig, et aussi d'être aidé par Valéry Gergiev me permet de corriger les „tics“ de l'instrumentiste et d'enrichir ma technique de direction d'orchestre. Je ne veux pas être un chef occasionnel. J'entreprends un travail en profondeur et je m'interroge sur les esthétiques les plus diverses, sur la composition des programmes. Je me suis toujours passionné pour la résonance des genres musicaux entre eux …

Quels sont vos projets de chef et de flûtiste?
En janvier, je dirige l'orchestre Ostinato dans un programme composé d'oeuvres de Philippe Hersant, Haydn et Mendelssohn, puis je dirigerai d'autres formations en France ainsi qu'en Turquie. Un quart de mes activités de musicien est déjà consacré à la direction d'orchestre. En tant que soliste, on m'invite régulièrement et parfois j'assure des remplacements dans diverses formations comme le Philharmonique de Berlin, l'Orchestre de chambre d'Europe. Je n'ai aucune idée de la manière dont tout cela va s'organiser. Mais je trouve l'aventure passionnante car elle reste avant tout attachée à la notion de plaisir ».

Stéphane Friedrich pour La lettre du musicien (03/2007).
Avec le soutien du Conseil Général des Alpes Maritimes et parrainée par Lionel Bringuier